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Mercredi 3 juin 2015

MEDCOP et réchauffement climatique. Des solutions pour les peuples de la Méditerranée ?

Article mis en ligne le 2 avril 2016

par EricEBC13
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Jeudi et vendredi va se tenir à Marseille, Villa Méditerranée, un forum sur le dérèglement climatique auquel participeront près de 500 intervenants en majorité venus du pourtour méditerranéen au cours de 5 tables rondes, de 6 ateliers et d’un village des alternatives.

Cet évènement préparerait la COP 21 de décembre 2015 à Paris et en serait complémentaire. On sait déjà que nous sommes sortis de la trajectoire, présentée comme un moindre mal, qui nous conduirait à une augmentation moyenne de la température du globe de 2° en 2100.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait, par un accord global contraignant, faire passer la production de gaz à effet de serre de 10 milliards de tonnes équivalent carbone à 3 milliards par an.Il faudrait donc laisser inexploitées de 2/3 à 4/5 des réserves prouvées de pétrole, de gaz et de charbon.
Dans ce scénario, peu crédible dans le cadre de ce système, la zone méditerranéenne serait déjà particulièrement impactée : augmentation de la température l’été de +2 à + 6°, vagues de chaleur plus nombreuses et intenses ; l’été, baisse des précipitations de 20 à 40%, malgré des épisodes extrêmes, du débit des cours d’eau à l’étiage dans les mêmes proportions et du niveau des aquifères, extension des périodes de sècheresse, partout, hausse du niveau de la mer, recul du trait des côtes.
Actuellement, les pays des rives Sud et est ne reçoivent que 10% du total des précipitations de la région. Dès 2025, au moins 250 millions d’habitants des PSEM seront en situation de « pauvreté
hydrique » et 80 millions en « pénurie hydrique ». Pour les seuls aspects de l’accès à l’eau, les besoins actuels de financement, 10 milliards de $ en 2015, ne sont remplis qu’à hauteur de 20%. Ces ressources devraient être multipliées par cinq dans les conditions du réchauffement.Mais les solutions discutées à la MEDCOP ne dépasseront guère la volonté de sécuriser et généraliser les partenariats public-privé (PPP). Il s’agit de définir les « opportunités » de profit pour les entreprises du Nord, en les favorisant par l’effet de levier financier exercé par des fonds publics directs et les banques de développement.
Ainsi, la société des eaux de Marseille, filiale de Véolia, viendra vanter l’exemple de la délégation de service public pour l’eau, signée avec la Communauté urbaine fin 2013. Loïc Fauchon, son président a été nommé « grand témoin » de la première table ronde, tandis que Jean Louis Chaussade, DG de Suez environnement viendra expliquer les conditionde la démocratie à la SERAM, filiale de son groupe. Pas un mot sur l’enquête diligentée sur ces contrats pour « favoritisme, prise illégale d’intérêts, complicité et recel de ces délits ». Pas un mot, sur le déficit écologique et démocratique de ces gestions. Pas un mot de leur partenaire, Robert Assante, adjoint au maire de Marseille, sur le bétonnage de la ville, la coupe des arbres, l’imperméabilisation des sols, qui génère une augmentation de 3 à 4° des températures.
C’est que l’organisation a prévu de rester entre technocrates, experts et soi-disant organisations de la société civile. Des ONG ont délégué leurs représentants. Ainsi, la fondation américaine WRI, financée par le gouvernement américain, et certains des plus gros pollueurs de la planète, ou Greencross, financée par Eiffage, ont envoyé leur personnel de direction.
Assez d’enfumage, nous exigeons dans l’immédiat :

  • arrêt des études de forages pétroliers et gaziers en Méditerranée, un non définitif au gaz de schistes.
  • La renonciation aux traités de libre-échange comme Tafta (UE/USA), ou CETA (UE/Canada) qui accélèrent les émissions de CO2, portent atteintes aux droits environnementaux, ruinent les petits paysans, empêchent la relocalisation des activités, font primer le droit des multinationales sur celui des peuples, encouragent l’exploitation des gaz de schiste ou les sables bitumineux.
  • La mise en place de gestions publiques directes pour toutes les questions climatiques impliquant la délibération des usagers et des citoyens.

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